Gauama, organisme humanitaire venant en aide à des enfants et des familles du bidonville de Dehradun, pris en charge par l'association indienne Saubhagyam.

jeu. 26 avril 2012

Une journée ordinaire à Saubhagyam


Le centre « ouvre ses portes » de 12h30 à 17h15.
Il y a pour l’instant six niveaux différents :

  • Préscolaire
  • Jardin d’enfants : LKG et UKG (inférieur et supérieur)
  • Classe 1
  • Classe 2
  • Classe 3

En gros, chaque niveau passe deux fois une demi-heure devant un professeur.
Suman se consacre plus spécialement à l’hindi, et le ou les bénévoles à l’anglais.

Suman Groupe








Sur cette courte période, il faut trouver le temps de s’occuper du matériel défectueux (j’ai fini par accrocher une gomme au bout d’une ficelle attachée à un pied de ma chaise, fortement agacée par la consommation de gommes à la semaine…Je ne peux pas faire pareil pour les crayons, mais ça le mériterait aussi !), le temps de corriger le travail donné à la maison, d’expliquer ou de réexpliquer une notion, de donner du travail pour le cours suivant.
Il s’agit de bien calculer…, c’est du concentré.
Un temps est aussi prévu pour la distribution du repas. Il ne faut pas oublier de se laver les mains, témoins très sombres des difficultés de l’hygiène dans le bidonville.

lavage des mains repas








Pour les non scolarisés, les cheveux sont un gros problème. Très certainement habités.
Quoi qu’il en soit, il est manifeste qu’après quelques mois de scolarité à Shena Doon Academy, l’école privée indienne que nous payons aux enfants grâce aux parrainages, beaucoup de choses sur le plan de l'hygiène rentrent dans l’ordre. Voilà un résultat bien positif, ajouté à celui des progrès scolaires évidents d’une année sur l’autre.
Pour le repas, nous leur fournissons chaque jour un plat assez copieux, et les enfants apprécient fort ce moment. Pour certains d’entre eux ce sera le repas le plus consistant de la journée…..
Il faut savoir qu’en Inde, dans beaucoup de familles les repas sont peu variés : faites des permutations entre dal (lentilles), riz et légumes et vous aurez l’ordinaire des repas, agrémentés parfois de chapatis (galette fine de farine faisant office de pain).

repas cahier








A mon sens, il n’est pas bien facile de se positionner dans ce travail de soutien scolaire qui est le nôtre. Les cours à l’école sont faits en anglais (tout au moins ils le devraient).
Les bases sont cahotantes et c’est de l’immersion brutale.
Je pense à un texte que j’ai dû réviser avec les classes 1 et 2 où apparaissent tout à coup des mots bizarres comme « thought , sat » (prétérit de to think et de to sit). Conjugaisons, règles de grammaire élémentaires… connaît pas !
C’est une enseignante de 38 ans d’expérience qui vous parle : c’est encore pire qu’en France, la charrue avant les bœufs !
Il faut cependant avoir présent à l’esprit qu’en Inde la mémoire est nettement plus cultivée qu’en France. On apprend beaucoup par cœur, on récite collectivement. Il me semble qu’en mathématiques, il est moins difficile d’aider. Justement parce qu’on les éduque en priorité au par cœur. Ainsi on ne cherche pas à faire comprendre l’algorithme d’une division, on l’applique, point final. Comme chez nous dans « le bon vieux temps ».
Mieux, pas mieux ? Vaste débat….

Tout ce petit monde progresse de façon évidente d’une année sur l’autre et c’est là un des points importants et profondément encourageants pour nous.
Une autre chose est de fidéliser certains enfants. Pour des raisons familiales souvent dures, on manque l'école, car il faut bien manger.
En fin de journée, deux élèves doivent balayer les locaux et les ranger. C’est du rapide car la famille qui habite au-dessus nous a demandé de ne pas passer d’eau, histoire de ne pas apporter de traces de boue chez eux. Il faut dire qu’on vit ici dans une poussière ambiante palpable. Ce n’est rien à côté du Rajasthan (sable en prime).
Et tout se passe dans la joie. Les sourires sur les photos ne sont pas forcés !

Jeux Jeux







On ne joue pas toujours sans quelques coups, involontaires bien sûr. La crème miracle pour la douceur de la peau, les câlins pour les plus petits, c’est le remède miracle… On retourne dans la rue pour des parties de chat perché, saut à la corde…

Jeux Carum








L’approche de la fête de Holi va peut-être humidifier les jeux. Holi est dans deux jours. C’est la fête des couleurs, symbolique de l’approche du printemps. On s’arrose d’eau, mélangée à des poudres colorées. Le centre fermera deux jours pour cette occasion de grande réunion familiale.

Nicole D

lun. 02 avril 2012

Suman, l'institutrice


Suman est une jeune fille de 22 ans.
Elle habite Dehradun, à environ 45 minutes en bus de l’école.
Elle a un visage rayonnant de gentillesse. Ce qui ne l’empêche pas d’être ferme et de savoir réagir quand un enfant ne fait pas son travail.
Suman Elle semble avoir toutes les qualités requises pour être une très bonne pédagogue. Les enfants l’aiment et lui font confiance. Il faut dire que quand ils ont une difficulté, un souci, c’est plus facile de raconter sa petite histoire en hindi qu’en anglais !
Elle aime beaucoup travailler avec ces enfants pauvres et cela ne lui pose pas de problème (rien d’évident en Inde à ce sujet, à cause des castes).
C’est son premier travail en tant qu’institutrice, auparavant elle donnait des leçons chez elle.
Nous sommes à la recherche d’un deuxième enseignant qui parle anglais couramment car les cours de Sneha School sont prodigués en anglais.
Suman se consacrerait aux cours en hindi et l’autre enseignant à ceux en anglais. En espérant qu’il sera aussi sympathique que Suman…

jeu. 08 mars 2012

Anita, la cuisinière


Anita est une jeune femme qui a deux enfants de 4 et 5 ans. Elle habite le bidonville où vivent les enfants dont nous nous occupons.
Chaque jour, elle fait les courses, fait la cuisine puis sert les repas aux enfants.Il y a trois services, car ils mangent par petits groupes à la fin de leurs cours, avant de rentrer chez eux.

Anita

Les repas sont très simples, un seul plat et faits pour plaire aux enfants. Il fallait voir leur tête quand j’ai proposé des épinards… Comme en France !
Le casse-croûte préféré, c’est celui du samedi : un œuf dur et deux fruits, et pourquoi pas une friandise si un bénévole a la bonne idée de fêter son départ.
Anita doit aussi faire la vaisselle. La proximité de son lieu de travail et de son domicile l’aide bien : elle envoie parfois un élève de l’école chercher un de ses enfants.
Tout ce petit monde apprécie bien leur « auntie ». Il lui manque peut-être quelques kilos pour correspondre à l’idée que nous avons d’une nounou. Mais la bonne cuisine, la gentillesse et les sourires sont là. Et puis ce doit être délicieux : même que quand on n'a plus faim, on peut repartir avec un petit sac en plastique chez soi, histoire de ne rien perdre…
Les enfants qui arrivent aux cours le ventre vide peuvent demander un mélange de graines et fruits salés. Certains apprécient vraiment beaucoup ces petits en-cas, mais ce qui est frappant c’est qu’il faut leur rappeler qu’ils y ont droit. Ils ne font pas une fixation sur la nourriture…, ce qui n’empêche pas ces repas d’être un moment de détente et d’échanges de toute évidence très apprécié par les enfants.

mer. 19 octobre 2011

Les enfants suivis par Gauama et Saubhagyam à Dehradun


Octobre 2011

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Quelques enfants suivis par Gauama et Saubhagyam dans le bidonville de Dehradun.

dim. 16 octobre 2011

Nicole : Mon expérience


J’ai travaillé dans une ONG pendant le mois de février 2010 à Dehradun avec Dominic et Laurent pour soutenir dans leur scolarité des enfants d’un bidonville.
Ces enfants étaient scolarisés par demi-journée dans une école indienne (cours bilingues anglais-hindi) et par demi-journée aussi, en alternance avec l’école nous devions renforcer leurs connaissances dans les locaux de l’ONG. Nicole Dominic et Laurent étaient chargés des groupes-classes tandis qu’ils me confiaient des enfants en difficulté ou nouvellement arrivés dans l’ONG.
J’ai été impressionnée par leur engagement et la qualité de leur travail, séduite par la joie de vivre des enfants et leur confiance en nous.
Pour différentes raisons, entre autres d’efficacité, nous avons dû penser à fonder une nouvelle ONG avec des buts plus larges. Ceci ne posait pas de problème car malheureusement il y a de quoi faire, c’est un immense bidonville… de 9 000 habitants.
En effet, une famille avec trop de difficultés, ce sont des enfants malades, ou souvent absents parce que tentés d’aider leur mère à remplir les casseroles, en effectuant des travaux terribles pour eux.
Donc nous reprenons cette idée de scolarisation et de soutien scolaire mais associée avec une aide à la mère de famille pour qu’elle puisse nourrir ses enfants, apprendre un travail, en définitive qu’elle soit un peu libérée des problèmes de survie des siens pour être capable de s’engager dans la scolarisation d’au moins un de ses enfants.
Il nous a aussi paru fondamental de travailler en étroite relation avec une équipe de travailleurs indiens, un travailleur social œuvrant dans le bidonville depuis longtemps déjà, une institutrice et une cuisinière qui sont de précieux intermédiaires avec les familles, et qui nous sont indispensables car le bidonville est un lieu où les étrangers ne pénètrent pas sans difficulté.
Ces rencontres chaleureuses et efficaces sont donc à l’origine de mon engagement dans GAUAMA.
Je retourne à Dehradun deux mois en 2012, pour relayer Dominic et Laurent auprès des enfants, mais aussi pour mettre en place le soutien aux mères de famille qui souhaitent adhérer à notre projet. Et si ce peut être tous les ans, ce sera avec joie.

Nicole D.

sam. 15 octobre 2011

Anne-Marie


L’Inde m’a sauté au cœur et aux yeux, à un moment de ma vie où tout allait très mal.
Je n’ai pas pu rester insensible devant tant de pauvreté et tant de richesses, tant de laideur et tant de beauté …..
Anne-Marie En Inde les extrêmes se côtoient tout naturellement et cela m’a bouleversée. Les enfants rencontrés au cours de mon voyage, m’ont particulièrement « bousculée ».
Des gamins, fouillant dans les ordures, et pourtant capables de vous sourire sans retenue. Des personnes qui n’ont visiblement pas grand-chose, mais qui vous l’offrent avec sincérité.
J’ai pris conscience de la chance que nous avons d’être nés en France, et j’ai compris que nous n’avons pas le droit de nous plaindre de notre sort.
J’ai donc décidé de faire quelque chose, et même si c’est une goutte d’eau dans l’océan … cela sera toujours mieux que rien.
Si l’on permet à un enfant, grâce à l’éducation, d’accéder à un travail ….. Il contribuera au mieux-être de toute sa famille (et en Inde, cela représente beaucoup de monde !)…. Et ainsi la goutte d’eau se transformera rapidement en petit cours d’eau …. Et …. Vous connaissez la suite !!
Dans quelques années, je souhaite pouvoir participer activement et sur place avec Gauama à l'école ainsi qu’aux autres projets.
La collaboration avec SAUBHAGYAM et INDE ET NOUS devrait rapidement porter ses fruits, car ces personnes oubliées de tous méritent un petit coup de pouce.

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