Namaste,

Je vous écris pour vous parler de GAUAMA, notre petite association.
Cette association créée en 2011 regroupe quelques adhérents qui sont tous des amis, que j’ai emmenés en Inde pour la plupart, dans le cadre de voyages que j’ai organisés, afin qu’ils découvrent ce fabuleux pays et fassent connaissance avec son peuple.
Son activité se déroule à DEHRADUN dans le nord-est de l’Inde dans l’état de l 'Uttarakhand.
DEHRADUN compte 500 000 habitants, dont 40% vivent dans des bidonvilles. La majorité des habitants de ces bidonvilles vient de l'état voisin le Bihar, un des états les plus pauvres de l'Inde.

Voilà onze ans je découvrais moi-même ce pays qui m’a sauté au cœur. Aussi, j’y suis retournée et j’y ai fait la connaissance de Jeet (travailleur social indien) dont l’engagement pour les populations du « slum » m’a fait grande impression. Jeet, lui-même issu d’une famille démunie, a fait des études grâce au parrainage d’un couple britannique, et il désire avant tout s’investir personnellement en dehors de son travail officiel afin de donner une chance à ceux qui veulent s’en sortir.
Après la création de notre Association ; nous avons décidé de travailler en collaboration avec lui, et c’est ainsi qu’a germé l’idée de venir en aide aux femmes du bidonville, afin qu’elles puissent améliorer le quotidien de leurs familles en exerçant une activité lucrative. Car nous sommes convaincus que c’est par les femmes que le progrès arrive … Alors pourquoi ne pas leur donner un coup de pouce ?

Parallèlement, nous avons fait sur place, la connaissance de Dominic. C’est une jeune canadienne qui se dévoue corps et âme dans un « centre scolaire » afin de permettre et de soutenir la scolarisation d’une trentaine d’enfants de ce même bidonville. Dominic passe six mois par an à Dehradun auprès des enfants qui l’adorent, et retourne six mois au Canada pendant lesquels elle travaille avec acharnement afin de gagner l’argent qui lui permettra de financer ses six mois indiens.

Ainsi, notre association travaille sur deux axes:

- Le premier : nous parrainons trois enfants du centre scolaire de Dominic. La totalité des enfants sont parrainés par les membres de quatre associations qui participent au fonctionnement de ce centre : une association canadienne, une association suisse et deux associations françaises dont la nôtre.

- Le second : nous soutenons des projets de femmes qui veulent s’en sortir. Ces femmes sont sélectionnées par Jeet, qui connait leur situation familiale et leurs motivations. Nous finançons d’abord des formations techniques, et ensuite nous les aidons à s’installer en achetant le matériel ou le stock nécessaire à leur activité. Cependant nous avons à cœur de ne pas financer entièrement les frais de ces installations, une partie reste à la charge de ces femmes sous forme de micro-crédit afin de les impliquer dans le projet et de maintenir leur motivation.

Accompagnée par trois membres de l’association, je rentre d’un séjour en Inde au cours duquel nous avons rencontré Jeet, Dominic, les enfants et les femmes. Nicole, une de mes accompagnatrices, est restée un mois supplémentaire afin d’effectuer du bénévolat auprès des enfants du centre.
Nous avons apporté à Jeet les fonds nécessaires pour assurer la formation en esthétique de vingt femmes du bidonville, durant quatre mois. Nous avons pu rencontrer ces femmes lors d’une réunion chez l’une d’entre elles dans le bidonville. Elles semblaient toutes fort motivées. Jeet nous a assuré que cette formation était très porteuse, et qu’au bout de ces quatre mois, elles seraient toutes en capacité de gagner un peu d’argent.
Nous avons également été reçues par nos premières « protégées ». Elles étaient ravies de faire notre connaissance et de nous dire leur reconnaissance pour l’aide apportée dans la création de leurs petites entreprises. De notre côté, nous avons pu juger de leur motivation et de leur fierté d’avoir réussi et pour les remercier de leur entrain nous leur avons commandé des vêtements que Nicole rapportera dans ses bagages.
Ensemble Flo Ensemble Nicole
Ensemble Maïté Ensemble Anne Marie






































Ces diverses rencontres ont été très riches d’enseignement, et les deux accompagnatrices qui n’avaient jamais pénétré dans un « slum », ont été à la fois particulièrement perturbées par la réalité des conditions de vie, mais aussi particulièrement motivées pour devenir ambassadrices de GAUAMA.

De plus nous avons longuement parlé avec Jeet des projets que nous pourrions mettre en place prochainement. Deux nous ont semblé intéressants et porteurs d’espoir pour de nombreuses femmes et mères de famille.
Le premier consisterait à créer un emploi pour une femme qui jouerait en quelque sorte le rôle d’une assistante sociale. Sous le contrôle de Jeet, elle créerait du lien entre ces femmes qui ne se connaissent pas particulièrement, afin de les rendre solidaires et ainsi les rendre plus fortes. Elle apporterait son aide pour toutes les démarches administratives, elle les aiderait à intégrer des formations, à acquérir des notions élémentaires d’hygiène ….Cette personne pourrait ainsi convaincre ces mères de famille de maintenir leurs enfants à l’école au lieu de les envoyer ramasser du plastique dans les dépôts d’ordures …
Le second consisterait à créer à l’extérieur de la ville, dans un village un petit centre de formation à la couture afin de donner des opportunités de progresser aux villageoises. Ceci implique l’achat de machines, le salaire d’un formateur, la location d’un local et un budget de fonctionnement ….
Jeet étudie le budget nécessaire à ces deux projets.

Pour mettre en place ces deux projets, il nous faut des moyens financiers réguliers et pérennes.
C’est pourquoi, nous faisons appel à tous en sollicitant un engagement par le biais d’un parrainage avec versement de fonds réguliers. Vous pouvez vous engager pour 5, 10, 15, 20, 25, 30€ …..ou plus par mois, sachant que vous pouvez inscrire ces dons sur votre déclaration de revenus, ils donnent droit à une réduction d’impôt selon les textes en vigueur.

Toujours en activité, je n’ai pas assez de temps à consacrer à Gauama, c’est pourquoi je sollicite l’aide de toute personne qui pourrait y donner un peu de son temps.

Dans l'attente de vous lire, recevez mes sincères salutations.