Gauama, organisme humanitaire venant en aide à des enfants et des familles du bidonville de Dehradun, pris en charge par l'association indienne Saubhagyam.

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dim. 20 mars 2016

Nouveaux projets pour 2016


Namaste,

Je vous écris pour vous parler de GAUAMA, notre petite association.
Cette association créée en 2011 regroupe quelques adhérents qui sont tous des amis, que j’ai emmenés en Inde pour la plupart, dans le cadre de voyages que j’ai organisés, afin qu’ils découvrent ce fabuleux pays et fassent connaissance avec son peuple.
Son activité se déroule à DEHRADUN dans le nord-est de l’Inde dans l’état de l 'Uttarakhand.
DEHRADUN compte 500 000 habitants, dont 40% vivent dans des bidonvilles. La majorité des habitants de ces bidonvilles vient de l'état voisin le Bihar, un des états les plus pauvres de l'Inde.

Voilà onze ans je découvrais moi-même ce pays qui m’a sauté au cœur. Aussi, j’y suis retournée et j’y ai fait la connaissance de Jeet (travailleur social indien) dont l’engagement pour les populations du « slum » m’a fait grande impression. Jeet, lui-même issu d’une famille démunie, a fait des études grâce au parrainage d’un couple britannique, et il désire avant tout s’investir personnellement en dehors de son travail officiel afin de donner une chance à ceux qui veulent s’en sortir.
Après la création de notre Association ; nous avons décidé de travailler en collaboration avec lui, et c’est ainsi qu’a germé l’idée de venir en aide aux femmes du bidonville, afin qu’elles puissent améliorer le quotidien de leurs familles en exerçant une activité lucrative. Car nous sommes convaincus que c’est par les femmes que le progrès arrive … Alors pourquoi ne pas leur donner un coup de pouce ?

Parallèlement, nous avons fait sur place, la connaissance de Dominic. C’est une jeune canadienne qui se dévoue corps et âme dans un « centre scolaire » afin de permettre et de soutenir la scolarisation d’une trentaine d’enfants de ce même bidonville. Dominic passe six mois par an à Dehradun auprès des enfants qui l’adorent, et retourne six mois au Canada pendant lesquels elle travaille avec acharnement afin de gagner l’argent qui lui permettra de financer ses six mois indiens.

Ainsi, notre association travaille sur deux axes:

- Le premier : nous parrainons trois enfants du centre scolaire de Dominic. La totalité des enfants sont parrainés par les membres de quatre associations qui participent au fonctionnement de ce centre : une association canadienne, une association suisse et deux associations françaises dont la nôtre.

- Le second : nous soutenons des projets de femmes qui veulent s’en sortir. Ces femmes sont sélectionnées par Jeet, qui connait leur situation familiale et leurs motivations. Nous finançons d’abord des formations techniques, et ensuite nous les aidons à s’installer en achetant le matériel ou le stock nécessaire à leur activité. Cependant nous avons à cœur de ne pas financer entièrement les frais de ces installations, une partie reste à la charge de ces femmes sous forme de micro-crédit afin de les impliquer dans le projet et de maintenir leur motivation.

Accompagnée par trois membres de l’association, je rentre d’un séjour en Inde au cours duquel nous avons rencontré Jeet, Dominic, les enfants et les femmes. Nicole, une de mes accompagnatrices, est restée un mois supplémentaire afin d’effectuer du bénévolat auprès des enfants du centre.
Nous avons apporté à Jeet les fonds nécessaires pour assurer la formation en esthétique de vingt femmes du bidonville, durant quatre mois. Nous avons pu rencontrer ces femmes lors d’une réunion chez l’une d’entre elles dans le bidonville. Elles semblaient toutes fort motivées. Jeet nous a assuré que cette formation était très porteuse, et qu’au bout de ces quatre mois, elles seraient toutes en capacité de gagner un peu d’argent.
Nous avons également été reçues par nos premières « protégées ». Elles étaient ravies de faire notre connaissance et de nous dire leur reconnaissance pour l’aide apportée dans la création de leurs petites entreprises. De notre côté, nous avons pu juger de leur motivation et de leur fierté d’avoir réussi et pour les remercier de leur entrain nous leur avons commandé des vêtements que Nicole rapportera dans ses bagages.
Ensemble Flo Ensemble Nicole
Ensemble Maïté Ensemble Anne Marie






































Ces diverses rencontres ont été très riches d’enseignement, et les deux accompagnatrices qui n’avaient jamais pénétré dans un « slum », ont été à la fois particulièrement perturbées par la réalité des conditions de vie, mais aussi particulièrement motivées pour devenir ambassadrices de GAUAMA.

De plus nous avons longuement parlé avec Jeet des projets que nous pourrions mettre en place prochainement. Deux nous ont semblé intéressants et porteurs d’espoir pour de nombreuses femmes et mères de famille.
Le premier consisterait à créer un emploi pour une femme qui jouerait en quelque sorte le rôle d’une assistante sociale. Sous le contrôle de Jeet, elle créerait du lien entre ces femmes qui ne se connaissent pas particulièrement, afin de les rendre solidaires et ainsi les rendre plus fortes. Elle apporterait son aide pour toutes les démarches administratives, elle les aiderait à intégrer des formations, à acquérir des notions élémentaires d’hygiène ….Cette personne pourrait ainsi convaincre ces mères de famille de maintenir leurs enfants à l’école au lieu de les envoyer ramasser du plastique dans les dépôts d’ordures …
Le second consisterait à créer à l’extérieur de la ville, dans un village un petit centre de formation à la couture afin de donner des opportunités de progresser aux villageoises. Ceci implique l’achat de machines, le salaire d’un formateur, la location d’un local et un budget de fonctionnement ….
Jeet étudie le budget nécessaire à ces deux projets.

Pour mettre en place ces deux projets, il nous faut des moyens financiers réguliers et pérennes.
C’est pourquoi, nous faisons appel à tous en sollicitant un engagement par le biais d’un parrainage avec versement de fonds réguliers. Vous pouvez vous engager pour 5, 10, 15, 20, 25, 30€ …..ou plus par mois, sachant que vous pouvez inscrire ces dons sur votre déclaration de revenus, ils donnent droit à une réduction d’impôt selon les textes en vigueur.

Toujours en activité, je n’ai pas assez de temps à consacrer à Gauama, c’est pourquoi je sollicite l’aide de toute personne qui pourrait y donner un peu de son temps.

Dans l'attente de vous lire, recevez mes sincères salutations.

jeu. 20 septembre 2012

Projet pour les femmes



Jeet Jeet qui est notre correspondant à Dehradun, est un travailleur social salarié d’une ONG indienne. Il travaille dans le bidonville depuis des années, et soutient les familles en difficulté. Sa mission est large et il connait bien les familles habitant ce bidonville.
Fin juin, il nous a fait parvenir des fiches concernant cinq femmes sélectionnées par ses soins.
Ces cinq femmes avaient la volonté de contribuer par leur travail aux besoins de leur famille.
Jeet leur a expliqué que nous étions prêts à les soutenir dans leur projet, mais que nous souhaitions qu’elles soient motivées et qu’elles continuent d’envoyer leurs enfants à l’école.
Elles ont accepté et ont signé un contrat.
Pour quatre projets, GAUAMA a fait un don, et a octroyé un microcrédit que chacune d’elles s’est engagée à rembourser en précisant le montant et le nombre de mensualités.
Pour le cinquième projet, GAUAMA a financé en intégralité une formation en couture sur neuf mois à raison de deux heures par jour.
Dans les prochains billets vous ferez leur connaissance et ensuite, nous vous donnerons des nouvelles régulièrement afin de suivre l’évolution de leur projet.
Quand elles ont obtenu notre aide, la nouvelle s’est vite répandue dans le bidonville, et Jeet a été sollicité par de nombreuses femmes. Il étudie leur motivation avant de nous soumettre leur candidature.
En ce moment la mousson sévit à DERHADUN, il y a de nombreuses coupures de courant, internet ne fonctionne pas, mais nous avons parlé avec Jeet par téléphone et tout se passe bien.

jeu. 26 avril 2012

Le centre Sobhagyam


La rue Entrée couverte








Le local dans lequel l'école est installée se situe au bord du bidonville.
Il se trouve au rez-de-chaussée d'une maison privative.

Maison Classe
Depuis l’entrée couverte de la maison on accède à une classe attribuée à Suman l'institutrice indienne, à une toute petite cuisine où officie Anita la "nounou" indienne ainsi qu'à une petite salle d’eau munie d’un robinet et à des WC à prise directe sur le caniveau de la rue.


Toujours sous cette entrée couverte, deux espaces permettent à deux, voire trois adultes de s’installer avec des groupes d’enfants (cours, repas, dessins, jeux).
Le fait de devoir travailler à plusieurs en partageant l'espace ne favorise pas la concentration des enfants. Bruit, agitation sont des constantes de ce lieu.

Le centre « ouvre ses portes » de 12h30 à 17h15, l’accès y est possible avant qu’un responsable muni des clefs n’arrive.
Les enfants se succèdent suivant leur niveau à des heures précises, mais ils sont heureux de pouvoir rester un peu plus pour jouer ensemble, parfois dans la rue toute proche, parfois dans ce qui reste de place dans l’entrée couverte…

Dans la ruelle Coin WC et point d'eau

Les odeurs d’épices, de pollution due au trafic routier à l’indienne, se mélangent aux effluves d’égouts à ciel ouvert…. il en est ainsi dans tout Dehradun.
L'eau "potable" (pour les indiens qui y sont habitués, pas pour nous) n'est délivrée par une société au robinet que deux fois par jour, de façon irrégulière et pour très peu de temps. L'école a la chance d'avoir un robinet, quand la distribution d'eau a lieu, il faut faire des réserves pour la journée. Dans le bidonville, peu de famille ont un robinet à la maison. Il faut utiliser les robinets collectifs dans la rue.
Pour savoir quand elle est disponible, il suffit de regarder au coin de la rue. Une file se forme, des femmes et des enfants attendent de pouvoir remplir leur seau….

lun. 02 avril 2012

Suman, l'institutrice


Suman est une jeune fille de 22 ans.
Elle habite Dehradun, à environ 45 minutes en bus de l’école.
Elle a un visage rayonnant de gentillesse. Ce qui ne l’empêche pas d’être ferme et de savoir réagir quand un enfant ne fait pas son travail.
Suman Elle semble avoir toutes les qualités requises pour être une très bonne pédagogue. Les enfants l’aiment et lui font confiance. Il faut dire que quand ils ont une difficulté, un souci, c’est plus facile de raconter sa petite histoire en hindi qu’en anglais !
Elle aime beaucoup travailler avec ces enfants pauvres et cela ne lui pose pas de problème (rien d’évident en Inde à ce sujet, à cause des castes).
C’est son premier travail en tant qu’institutrice, auparavant elle donnait des leçons chez elle.
Nous sommes à la recherche d’un deuxième enseignant qui parle anglais couramment car les cours de Sneha School sont prodigués en anglais.
Suman se consacrerait aux cours en hindi et l’autre enseignant à ceux en anglais. En espérant qu’il sera aussi sympathique que Suman…

mer. 19 octobre 2011

Les enfants suivis par Gauama et Saubhagyam à Dehradun


Octobre 2011

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Quelques enfants suivis par Gauama et Saubhagyam dans le bidonville de Dehradun.

dim. 16 octobre 2011

Nicole : Mon expérience


J’ai travaillé dans une ONG pendant le mois de février 2010 à Dehradun avec Dominic et Laurent pour soutenir dans leur scolarité des enfants d’un bidonville.
Ces enfants étaient scolarisés par demi-journée dans une école indienne (cours bilingues anglais-hindi) et par demi-journée aussi, en alternance avec l’école nous devions renforcer leurs connaissances dans les locaux de l’ONG. Nicole Dominic et Laurent étaient chargés des groupes-classes tandis qu’ils me confiaient des enfants en difficulté ou nouvellement arrivés dans l’ONG.
J’ai été impressionnée par leur engagement et la qualité de leur travail, séduite par la joie de vivre des enfants et leur confiance en nous.
Pour différentes raisons, entre autres d’efficacité, nous avons dû penser à fonder une nouvelle ONG avec des buts plus larges. Ceci ne posait pas de problème car malheureusement il y a de quoi faire, c’est un immense bidonville… de 9 000 habitants.
En effet, une famille avec trop de difficultés, ce sont des enfants malades, ou souvent absents parce que tentés d’aider leur mère à remplir les casseroles, en effectuant des travaux terribles pour eux.
Donc nous reprenons cette idée de scolarisation et de soutien scolaire mais associée avec une aide à la mère de famille pour qu’elle puisse nourrir ses enfants, apprendre un travail, en définitive qu’elle soit un peu libérée des problèmes de survie des siens pour être capable de s’engager dans la scolarisation d’au moins un de ses enfants.
Il nous a aussi paru fondamental de travailler en étroite relation avec une équipe de travailleurs indiens, un travailleur social œuvrant dans le bidonville depuis longtemps déjà, une institutrice et une cuisinière qui sont de précieux intermédiaires avec les familles, et qui nous sont indispensables car le bidonville est un lieu où les étrangers ne pénètrent pas sans difficulté.
Ces rencontres chaleureuses et efficaces sont donc à l’origine de mon engagement dans GAUAMA.
Je retourne à Dehradun deux mois en 2012, pour relayer Dominic et Laurent auprès des enfants, mais aussi pour mettre en place le soutien aux mères de famille qui souhaitent adhérer à notre projet. Et si ce peut être tous les ans, ce sera avec joie.

Nicole D.