Gauama, organisme humanitaire venant en aide à des enfants et des familles du bidonville de Dehradun, pris en charge par l'association indienne Saubhagyam.

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jeu. 20 septembre 2012

Projet pour les femmes



Jeet Jeet qui est notre correspondant à Dehradun, est un travailleur social salarié d’une ONG indienne. Il travaille dans le bidonville depuis des années, et soutient les familles en difficulté. Sa mission est large et il connait bien les familles habitant ce bidonville.
Fin juin, il nous a fait parvenir des fiches concernant cinq femmes sélectionnées par ses soins.
Ces cinq femmes avaient la volonté de contribuer par leur travail aux besoins de leur famille.
Jeet leur a expliqué que nous étions prêts à les soutenir dans leur projet, mais que nous souhaitions qu’elles soient motivées et qu’elles continuent d’envoyer leurs enfants à l’école.
Elles ont accepté et ont signé un contrat.
Pour quatre projets, GAUAMA a fait un don, et a octroyé un microcrédit que chacune d’elles s’est engagée à rembourser en précisant le montant et le nombre de mensualités.
Pour le cinquième projet, GAUAMA a financé en intégralité une formation en couture sur neuf mois à raison de deux heures par jour.
Dans les prochains billets vous ferez leur connaissance et ensuite, nous vous donnerons des nouvelles régulièrement afin de suivre l’évolution de leur projet.
Quand elles ont obtenu notre aide, la nouvelle s’est vite répandue dans le bidonville, et Jeet a été sollicité par de nombreuses femmes. Il étudie leur motivation avant de nous soumettre leur candidature.
En ce moment la mousson sévit à DERHADUN, il y a de nombreuses coupures de courant, internet ne fonctionne pas, mais nous avons parlé avec Jeet par téléphone et tout se passe bien.

dim. 16 octobre 2011

Nicole : Mon expérience


J’ai travaillé dans une ONG pendant le mois de février 2010 à Dehradun avec Dominic et Laurent pour soutenir dans leur scolarité des enfants d’un bidonville.
Ces enfants étaient scolarisés par demi-journée dans une école indienne (cours bilingues anglais-hindi) et par demi-journée aussi, en alternance avec l’école nous devions renforcer leurs connaissances dans les locaux de l’ONG. Nicole Dominic et Laurent étaient chargés des groupes-classes tandis qu’ils me confiaient des enfants en difficulté ou nouvellement arrivés dans l’ONG.
J’ai été impressionnée par leur engagement et la qualité de leur travail, séduite par la joie de vivre des enfants et leur confiance en nous.
Pour différentes raisons, entre autres d’efficacité, nous avons dû penser à fonder une nouvelle ONG avec des buts plus larges. Ceci ne posait pas de problème car malheureusement il y a de quoi faire, c’est un immense bidonville… de 9 000 habitants.
En effet, une famille avec trop de difficultés, ce sont des enfants malades, ou souvent absents parce que tentés d’aider leur mère à remplir les casseroles, en effectuant des travaux terribles pour eux.
Donc nous reprenons cette idée de scolarisation et de soutien scolaire mais associée avec une aide à la mère de famille pour qu’elle puisse nourrir ses enfants, apprendre un travail, en définitive qu’elle soit un peu libérée des problèmes de survie des siens pour être capable de s’engager dans la scolarisation d’au moins un de ses enfants.
Il nous a aussi paru fondamental de travailler en étroite relation avec une équipe de travailleurs indiens, un travailleur social œuvrant dans le bidonville depuis longtemps déjà, une institutrice et une cuisinière qui sont de précieux intermédiaires avec les familles, et qui nous sont indispensables car le bidonville est un lieu où les étrangers ne pénètrent pas sans difficulté.
Ces rencontres chaleureuses et efficaces sont donc à l’origine de mon engagement dans GAUAMA.
Je retourne à Dehradun deux mois en 2012, pour relayer Dominic et Laurent auprès des enfants, mais aussi pour mettre en place le soutien aux mères de famille qui souhaitent adhérer à notre projet. Et si ce peut être tous les ans, ce sera avec joie.

Nicole D.