Gauama, organisme humanitaire venant en aide à des enfants et des familles du bidonville de Dehradun, pris en charge par l'association indienne Saubhagyam.

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jeu. 07 mars 2013

Nouvelles du Centre Saubhagyam : Février 2013


Dominic et Laurent sont toujours sur place pour faire travailler les enfants et veiller au bon fonctionnement du centre. Ils y consacrent une grande énergie car rien n’est simple.
Les enfants sont en période d’examen et dans l’ensemble travaillent avec enthousiasme.
Les difficultés rencontrées par Dominic et Laurent sont inhérentes à la culture de l’Inde, en effet :
Pourquoi envoyer des enfants à l’école alors qu’ils peuvent rapporter un peu d’argent à leur famille ? Pourquoi envoyer des filles à l’école, quand leur avenir ne sera consacré qu’à leur mari et sa famille ?
Lorsque des parents inscrivent un enfant au centre, tout est merveilleux, ils s’engagent à envoyer les enfants régulièrement à l’école, mais dans la durée, c’est une affaire différente...
Par ailleurs, ils doivent absolument trouver un autre instituteur pour seconder la fidèle et efficace Suman.
Mais les difficultés se succèdent, car trouver quelqu’un qui accepte de travailler dans des conditions aussi spartiates, pour des enfants d’un bidonville et un salaire modique, cela n’a rien d’évident.
Un engagement social fort de l’enseignant pour être partie prenante de cette expérience est une nécessité, pas forcément consciente chez un jeune qui cherche avant tout un salaire dans un contexte économique si difficile.
De plus, le taux d’absentéisme (évalué à 25%), le retard, le manque de travail des instituteurs dans les écoles publiques sont de vrais fléaux..
Les Indiens n’ont donc pas une idée très positive de l’éducation par l’école, surtout dans les quartiers déshérités qui ne sont pas les mieux servis en enseignants.
C’est dire que trouver quelqu’un qui fait son travail avec rigueur, qui pourra donc être gardé par le centre, c’est une gageure.
Dominic et Laurent ont déjà eu des déceptions sur ce plan.
Nous apprécions d’autant plus leur action sur le terrain, ainsi que le travail de Suman. Cette dernière suit une formation afin d'améliorer son anglais.

Merci à tous les acteurs de ce projet sur place ainsi qu’à ceux qui les soutiennent et les encouragent de loin, d’une façon ou d’une autre.

lun. 02 avril 2012

Suman, l'institutrice


Suman est une jeune fille de 22 ans.
Elle habite Dehradun, à environ 45 minutes en bus de l’école.
Elle a un visage rayonnant de gentillesse. Ce qui ne l’empêche pas d’être ferme et de savoir réagir quand un enfant ne fait pas son travail.
Suman Elle semble avoir toutes les qualités requises pour être une très bonne pédagogue. Les enfants l’aiment et lui font confiance. Il faut dire que quand ils ont une difficulté, un souci, c’est plus facile de raconter sa petite histoire en hindi qu’en anglais !
Elle aime beaucoup travailler avec ces enfants pauvres et cela ne lui pose pas de problème (rien d’évident en Inde à ce sujet, à cause des castes).
C’est son premier travail en tant qu’institutrice, auparavant elle donnait des leçons chez elle.
Nous sommes à la recherche d’un deuxième enseignant qui parle anglais couramment car les cours de Sneha School sont prodigués en anglais.
Suman se consacrerait aux cours en hindi et l’autre enseignant à ceux en anglais. En espérant qu’il sera aussi sympathique que Suman…