Gauama, organisme humanitaire venant en aide à des enfants et des familles du bidonville de Dehradun, pris en charge par l'association indienne Saubhagyam.

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jeu. 21 mars 2013

Bilan sur nos actions 2012


En l’espace de quelques mois, nous avons pu aider de diverses façons dix sept femmes du bidonville. Elles ont été choisies par Jeet pour leur motivation.
Deux jeunes femmes, Pooja et Rekha, sont en formation pour une durée de neuf mois pour apprendre la couture (2 heures par jour, 6 jours par semaine). Nous avons pris en charge l’intégralité des frais de cette formation.
Cinq femmes, Goga, Santosh Kaur, Mamta, Neelam et Babli, ont reçu une machine à coudre à pédale avec meuble intégré, ce qui est un confort non négligeable pour éviter le mal de dos. Elles se sont engagées à nous rembourser 45% du prix de leur machine en dix mois, les 55 % restants étant à notre charge. Ce qu’elles nous remboursent ainsi mensuellement correspond à peu près au prix d'un ensemble salwar-kamiz pour une femme (pantalon bouffant et tunique semi-longue assortie).
Jeet nous communique régulièrement de leurs nouvelles ainsi que les comptes.
A ce jour, tout va bien, elles parviennent à obtenir un petit salaire et respectent le contrat qu’elles avaient signé avec nous pour leur micro-crédit.
Deux mères de famille, Baby et Fomi ont sollicité une aide pour créer un petit commerce, respectivement de bois et d’épicerie. Elles disposaient du local. Nous avons financé l'achat des stocks. Elles se sont engagées à rembourser 75% de l'aide que nous leur avons accordée sur une durée de quinze mois ; et ont déjà versé quelques mensualités.
Dix femmes ont pu faire une formation d’une semaine pour le nettoyage et l’entretien des tapis et des sols. Nous avons totalement pris en charge cette formation.
Nous espérons que, munies d’un certificat, elles trouveront plus facilement un travail dans une collectivité ou chez des particuliers.

Ces actions sont limitées mais elles nous satisfont car ces femmes sont motivées, et remplissent leur contrat.
Jeet nous transmet leur satisfaction de recevoir un petit salaire.
Pour les mois à venir, nous allons étudier avec Jeet d’autres pistes, car il faut bien sûr diversifier les formations de ces femmes.
Nous vous remercions tous et particulièrement Jeet dont l’aide nous est fondamentale.
Thank you very much for your help Jeet

आपकी मदद के लिए बहुत धन्यवाद जीत !

jeu. 07 mars 2013

Nouvelles du Centre Saubhagyam : Février 2013


Dominic et Laurent sont toujours sur place pour faire travailler les enfants et veiller au bon fonctionnement du centre. Ils y consacrent une grande énergie car rien n’est simple.
Les enfants sont en période d’examen et dans l’ensemble travaillent avec enthousiasme.
Les difficultés rencontrées par Dominic et Laurent sont inhérentes à la culture de l’Inde, en effet :
Pourquoi envoyer des enfants à l’école alors qu’ils peuvent rapporter un peu d’argent à leur famille ? Pourquoi envoyer des filles à l’école, quand leur avenir ne sera consacré qu’à leur mari et sa famille ?
Lorsque des parents inscrivent un enfant au centre, tout est merveilleux, ils s’engagent à envoyer les enfants régulièrement à l’école, mais dans la durée, c’est une affaire différente...
Par ailleurs, ils doivent absolument trouver un autre instituteur pour seconder la fidèle et efficace Suman.
Mais les difficultés se succèdent, car trouver quelqu’un qui accepte de travailler dans des conditions aussi spartiates, pour des enfants d’un bidonville et un salaire modique, cela n’a rien d’évident.
Un engagement social fort de l’enseignant pour être partie prenante de cette expérience est une nécessité, pas forcément consciente chez un jeune qui cherche avant tout un salaire dans un contexte économique si difficile.
De plus, le taux d’absentéisme (évalué à 25%), le retard, le manque de travail des instituteurs dans les écoles publiques sont de vrais fléaux..
Les Indiens n’ont donc pas une idée très positive de l’éducation par l’école, surtout dans les quartiers déshérités qui ne sont pas les mieux servis en enseignants.
C’est dire que trouver quelqu’un qui fait son travail avec rigueur, qui pourra donc être gardé par le centre, c’est une gageure.
Dominic et Laurent ont déjà eu des déceptions sur ce plan.
Nous apprécions d’autant plus leur action sur le terrain, ainsi que le travail de Suman. Cette dernière suit une formation afin d'améliorer son anglais.

Merci à tous les acteurs de ce projet sur place ainsi qu’à ceux qui les soutiennent et les encouragent de loin, d’une façon ou d’une autre.

jeu. 20 septembre 2012

Projet pour les femmes



Jeet Jeet qui est notre correspondant à Dehradun, est un travailleur social salarié d’une ONG indienne. Il travaille dans le bidonville depuis des années, et soutient les familles en difficulté. Sa mission est large et il connait bien les familles habitant ce bidonville.
Fin juin, il nous a fait parvenir des fiches concernant cinq femmes sélectionnées par ses soins.
Ces cinq femmes avaient la volonté de contribuer par leur travail aux besoins de leur famille.
Jeet leur a expliqué que nous étions prêts à les soutenir dans leur projet, mais que nous souhaitions qu’elles soient motivées et qu’elles continuent d’envoyer leurs enfants à l’école.
Elles ont accepté et ont signé un contrat.
Pour quatre projets, GAUAMA a fait un don, et a octroyé un microcrédit que chacune d’elles s’est engagée à rembourser en précisant le montant et le nombre de mensualités.
Pour le cinquième projet, GAUAMA a financé en intégralité une formation en couture sur neuf mois à raison de deux heures par jour.
Dans les prochains billets vous ferez leur connaissance et ensuite, nous vous donnerons des nouvelles régulièrement afin de suivre l’évolution de leur projet.
Quand elles ont obtenu notre aide, la nouvelle s’est vite répandue dans le bidonville, et Jeet a été sollicité par de nombreuses femmes. Il étudie leur motivation avant de nous soumettre leur candidature.
En ce moment la mousson sévit à DERHADUN, il y a de nombreuses coupures de courant, internet ne fonctionne pas, mais nous avons parlé avec Jeet par téléphone et tout se passe bien.