Gauama, organisme humanitaire venant en aide à des enfants et des familles du bidonville de Dehradun, pris en charge par l'association indienne Saubhagyam.

jeu. 26 avril 2012

Le centre Sobhagyam


La rue Entrée couverte








Le local dans lequel l'école est installée se situe au bord du bidonville.
Il se trouve au rez-de-chaussée d'une maison privative.

Maison Classe
Depuis l’entrée couverte de la maison on accède à une classe attribuée à Suman l'institutrice indienne, à une toute petite cuisine où officie Anita la "nounou" indienne ainsi qu'à une petite salle d’eau munie d’un robinet et à des WC à prise directe sur le caniveau de la rue.


Toujours sous cette entrée couverte, deux espaces permettent à deux, voire trois adultes de s’installer avec des groupes d’enfants (cours, repas, dessins, jeux).
Le fait de devoir travailler à plusieurs en partageant l'espace ne favorise pas la concentration des enfants. Bruit, agitation sont des constantes de ce lieu.

Le centre « ouvre ses portes » de 12h30 à 17h15, l’accès y est possible avant qu’un responsable muni des clefs n’arrive.
Les enfants se succèdent suivant leur niveau à des heures précises, mais ils sont heureux de pouvoir rester un peu plus pour jouer ensemble, parfois dans la rue toute proche, parfois dans ce qui reste de place dans l’entrée couverte…

Dans la ruelle Coin WC et point d'eau

Les odeurs d’épices, de pollution due au trafic routier à l’indienne, se mélangent aux effluves d’égouts à ciel ouvert…. il en est ainsi dans tout Dehradun.
L'eau "potable" (pour les indiens qui y sont habitués, pas pour nous) n'est délivrée par une société au robinet que deux fois par jour, de façon irrégulière et pour très peu de temps. L'école a la chance d'avoir un robinet, quand la distribution d'eau a lieu, il faut faire des réserves pour la journée. Dans le bidonville, peu de famille ont un robinet à la maison. Il faut utiliser les robinets collectifs dans la rue.
Pour savoir quand elle est disponible, il suffit de regarder au coin de la rue. Une file se forme, des femmes et des enfants attendent de pouvoir remplir leur seau….

jeu. 08 mars 2012

Anita, la cuisinière


Anita est une jeune femme qui a deux enfants de 4 et 5 ans. Elle habite le bidonville où vivent les enfants dont nous nous occupons.
Chaque jour, elle fait les courses, fait la cuisine puis sert les repas aux enfants.Il y a trois services, car ils mangent par petits groupes à la fin de leurs cours, avant de rentrer chez eux.

Anita

Les repas sont très simples, un seul plat et faits pour plaire aux enfants. Il fallait voir leur tête quand j’ai proposé des épinards… Comme en France !
Le casse-croûte préféré, c’est celui du samedi : un œuf dur et deux fruits, et pourquoi pas une friandise si un bénévole a la bonne idée de fêter son départ.
Anita doit aussi faire la vaisselle. La proximité de son lieu de travail et de son domicile l’aide bien : elle envoie parfois un élève de l’école chercher un de ses enfants.
Tout ce petit monde apprécie bien leur « auntie ». Il lui manque peut-être quelques kilos pour correspondre à l’idée que nous avons d’une nounou. Mais la bonne cuisine, la gentillesse et les sourires sont là. Et puis ce doit être délicieux : même que quand on n'a plus faim, on peut repartir avec un petit sac en plastique chez soi, histoire de ne rien perdre…
Les enfants qui arrivent aux cours le ventre vide peuvent demander un mélange de graines et fruits salés. Certains apprécient vraiment beaucoup ces petits en-cas, mais ce qui est frappant c’est qu’il faut leur rappeler qu’ils y ont droit. Ils ne font pas une fixation sur la nourriture…, ce qui n’empêche pas ces repas d’être un moment de détente et d’échanges de toute évidence très apprécié par les enfants.